Les saignements naturels après une fausse couche ou un accouchement, ainsi que ceux consécutifs à une intervention médicale comme un curetage ou une évacuation du contenu de l’utérus, confèrent à la femme le statut de niddah.
Si la fausse couche survient plus de quarante jours après la conception, et que le sexe du fœtus est inconnu ou qu’il s’agissait d’une fille, la femme ne pourra s’immerger au mikveh qu’à partir de la nuit suivant le quatorzième jour après l’expulsion des tissus, même si elle a terminé ses jours propres plus tôt. Dans ce cas, elle peut porter des sous-vêtements de couleur et n’a pas besoin d’effectuer d’autres bedikot entre la fin des jours propres et l’immersion.
Après une FIV, les quarante jours sont comptés à partir de la fécondation. La période de congélation de l’embryon n’est pas prise en compte. Ainsi, par exemple, si l’embryon avait trois jours au moment de la congélation et a été transféré lors d’un autre cycle, les quarante jours sont calculés à partir du jour de l’implantation, et trois jours seront ajouté au compte.
En pratique, les saignements peuvent durer plus d’une semaine, parfois plusieurs semaines, avec une intensité variable. Il est donc difficile de prévoir précisément le moment de l’immersion au mikveh.
Les règles de taharah sont globalement identiques à celles observées après une grossesse. Une fois les saignements terminés, la femme effectue un hefsek taharah, compte sept jours propres (chivah neki’im), puis s’immerge au mikveh. Une dispense du mokh dakhouk est généralement accordée après une fausse couche ou un décès fœtal, et une seule bedikah quotidienne peut suffire dans de nombreux cas. Les bedikot doivent être réalisées avec douceur, la zone pouvant être sensible.
Un accompagnement halakhique peut aider à accéder plus rapidement au mikveh. Il est recommandé de consulter une Yoetzet Halakha ou un rav.
Une fausse couche réinitialise également le calendrier des vessatot ; la femme n’observe donc plus d’onot perichah jusqu’aux prochaines règles. Selon certaines autorités, cela s’applique même dans les quarante jours suivant la conception lorsqu’une grossesse avait été médicalement confirmée.
La période de niddah peut être particulièrement difficile pour le couple, qui devra trouver d’autres moyens d’exprimer soutien et proximité émotionnelle.