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Taches (Ketamim)

Découvrir une tache de sang inattendue alors qu’une femme n’est pas niddah peut être stressant. En plus d’être soudainement obligée de se séparer de son mari, elle est parfois confrontée à la perspective que ses prochaines règles commenceront avant qu’elle ne puisse se rendre au mikveh, prolongeant ainsi la séparation. Trouver une tache pendant les chivah neki’im (sept jours propres) n’est pas moins stressant car cela pourrait les invalider et retarder l’immersion dans le mikveh.

De plus, une femme ayant des taches innatendues peut se demander si quelque chose ne va pas sur le plan médical.

Selon la loi de la Torah, une femme ne devient niddah ou invalide ses chivah neki’im que par des saignements utérins accompagnés d’une sensation corporelle (hargachah).

Nos Sages ont cependant décrété qu’une tache de sang trouvée sur un vêtement ou un autre objet, non accompagnée d’un hargachah, peut également rendre une femme niddah ou invalider les chivah neki’im. Cependant, ils ont mis en place plusieurs allègements sous forme de conditions à remplir dans le cadre de ce décret, afin d’éviter que les femmes aient à être niddah plus de temps que nécessaire à cause de taches . Nous les énumérons ci-dessous.

Conditions pour qu’une tache rende une femme niddah :

Note importante: Les quatre premièrs points énumérés ici s’appliquent uniquement lorsqu’il n’y a pas eu de hargachah. Par conséquent, ils ne s’appliquent pas dans le cas d’un écoulement trouvé sur un tissu de bedikah, ou sur un autre élément inséré à l’intérieur tel qu’un tampon ou un diaphragme, car la sensation d’insertion ou de retrait de l’élément aurait pu masquer une hargachah.

1. Taille de la tache.

Seule une tache plus grande qu’un « griss » peut rendre une femme niddah. Un « griss » est un cercle de 19 mm de diamètre, environ la taille d’un shekel israélien (ou une pièce de 10 cents d’euro). Et, comme dans la vie les taches ne viennent pas sous la forme d’un cercle parfait, il faut mesurer la surface de la tache en question. Une femme ne peut devenir niddah que si la superficie de la tache problématique couvre plus de 2.83 centimètres carrés (c’est à dire une des pièces de monnaie indiquées).

Dans le cas où une femme trouve plusieurs taches sur ses vêtements ou autres objets, chaque tache sera mesurée séparément. Si chacune des taches est de taille inférieure à un griss, la femme ne sera pas niddah, et ce, même si la superficie cumulée de toutes les taches est quant à elle supérieure à un griss. En revanche, si les petites taches sont trouvées sur le corps de la femme, la superficie cumulée de ces taches sera prise en compte et elle deviendra niddah si celle-ci est supérieure à un griss, même si chacune des taches mesurée séparément est de taille inférieure à un griss. Dans le cas où une tache est difficile à mesurer, ou si sa taille est proche de celle d’un griss, il faudra la montrer à une autorité halakhique .

2. Surface sur laquelle la tache a été trouvée.

Les lois de niddah et particulier celles ayant trait aux taches,  sont associés à celles traitant de l’impureté rituelle (toumah). Par conséquent, nos Sages ont décidé qu’une tache ne peut rendre niddah que si l’objet sur lequel elle a été trouvée est lui-même susceptible de contracter une impureté rituelle. En conséquence, une tache trouvée sur une surface ne contractant pas l’impureté (comme une chaise en plastique, le sol etc) ne rendra pas niddah.

Il y a un débat halakhique concernant les tissus synthétiques et dans le cas d’une tache trouvée sur un vétement synthétique, il faudra poser une question.

Les rabbanim qui supervisent ce site sont de l’avis que les protèges-slips et serviettes hygiéniques jetables ne contractent pas l’impureté. Il est à noter que certaines autorités sont plus stricts sur ce point.

Selon de nombreuses autorités, une tache trouvée sur du papier toilettes où dans l’eau de la cuvette des toilettes est aussi considérée comme ayant été trouvé sur une surface ne contractant pas l’impureté mais voyez cet article sur des précisions importantes dans ce cas précis.

3. Couleur de la surface sur laquelle la tache a été trouvée.

Une tache trouvée sur une surface colorée ne rend pas niddah. Il est donc conseillé de porter des sous-vêtements de couleur et de dormir sur des draps colorés lorsque l’on est tehorah afin d’éviter des problèmes de taches. En agissant ainsi, on ne « triche » pas – c’est même en fait ce que les autorités rabbiniques recommandent de faire .

Ceci est valable pour les vêtements de toutes les couleurs. Certaines autorités halakhiques excluent les couleurs pâles qui permettent de clairement voir la couleur de la tache, ou les couleurs proches du blanc tel que le beige clair.  Des sous-vêtements de couleur foncée ou noire, sur lesquels les taches seront quasi-invisibles sont ainsi permis bien qu’ayant le potentiel de ne pas permettre à la femme de pouvoir être consciente qu’une tache a été trouvée. Il est aussi possible de choisir des couleurs un peu plus claires, qui permettent de voir les taches sans pour autant devenir niddah ( les couleurs vives sont une bonne solution).  Par contre, il est préférable d’éviter des tissus ayant des motifs incluant la couleur blanche, puisque des taches sur ces parties blanches peuvent rendre niddah.

4. Emplacement où la tache a été trouvée.

Seules des taches trouvées à un emplacement où elles ont pu logiquement aboutir en provenant de l’utérus peuvent rendre niddah. Ceci inclut des taches trouvées sur la partie inférieure du corps ou sur les mains. Par contre, une tache trouvée sur la partie supérieure du corps ne sera pas prise en compte, à moins que la femme vienne de se tenir sur la tête ou ait fait une autre acrobatie.

5. Tache attribuée à une autre cause.

Si la source de la tache peut être attribuée à une autre cause qu’un saignement utérin, tout en restant dans les limites du bon sens, elle ne rend pas niddah. Par exemple :

  • Si la femme a une plaie sur son corps et que le sang trouvé peut venir de cette plaie (y compris une tache dans le vagin et dans certains cas spécifiques, une plaie dans l’utérus suite à un geste gynécologique) ;
  • Si la femme a été en contact avec du sang (après avoir par exemple travaillé avec du sang dans un laboratoire d’analyses, suturé une plaie, ou nettoyé des poulets).
  • Si la femme peut attribuer la source du sang à une tierce personne, comme dans le cas où elle aurait soulevé un enfant saignant du nez.

Dans les cas où il y a un doute concernant la possibilité d’attribuer le sang à une cause externe, il faudra contacter une autorité halakhique. Il est à noter que, selon la psika ashkénaze, les lois concernant l’attribution du sang à une cause externe sont plus strictes durant les trois premiers jours de la semaine de pureté.

6. Couleur de la tache.

Il n’est question de tache dans la halakhah que si la couleur ressemble à du sang. Clairement, une tache rouge vif sera donc problématique, tandis que ce ne sera pas le cas si la tache est jaune ou verte. Une tache de couleur rougeâtre, rose, brune, dorée, orange ou noire devra être montrée à une autorité halakhique.
Il se peut que vous n’ayez pas l’habitude d’avoir des taches hors règles. Néanmoins, il est tout de même très important de revoir ces lois ainsi que de prendre les précautions nécessaires, puisque la plupart des femmes auront des taches à un moment ou un autre de leur vie. En effet, des taches peuvent apparaître durant une grossesse, après un accouchement, durant la période d’allaitement ou celle du sevrage, avec l’usage de la pilule contraceptive ou celui du stérilet, ainsi que durant les années précédant la ménopause et suite à certaines conditions médicales… et parfois sans raison apparente.

Il va de soi qu’en plus de prendre toutes les précautions halakhiques, il est important de faire part de tout saignement vaginal inexpliqué à son médecin traitant, surtout si cela se reproduit ou si la femme est enceinte.

 

Flux ou tache ?

Les points ci-dessus s’appliquent aux taches que de nombreuses femmes peuvent avoir à différents moments de leur vie (par exemple, post-partum, périménopause, pendant la prise des pilules actives de contraceptifs hormonaux). Leut but n’est pas de faire en sorte qu’une femme ayant ses règles ne devienne pas niddah. Une femme qui ressent une hargachah distincte ou ressent un écoulement de sang peut devenir niddah même si elle porte des sous-vêtements noirs ou des protège-slips ou serviettes hygiéniques jetables et ne regarde pas le papier toilette.

Il n’y a pas de définition halakhique claire déterminant la différence entre une « tache » et un « flux ». En pratique, il est souvent relativement facile de les distinguer. En règle générale, un saignement trop abondant pour être contenu par un protège-slip et qui nécessiterait une serviette hygiénique ou un tampon est probablement un flux. Si une femme voit le sang quitter son corps, elle sera là aussi niddah. En cas de doute, n’hésitez pas à poser une question halakhique.

 

Précautions pour éviter de se rendre niddah à cause de taches.

Il est tout à fait légitime, et halachiquement recommandé, de se reposer sur les allègements inhérents aux halakhot des taches. Nous vous recommandons de suivre ces précautions pour éviter de devenir niddah inutilement :
  • Porter des sous-vêtements ou des protège-slips colorés (selon de nombreux avis, dont ceux suivis par ce site, les protège-slips blancs jetables également).
  • Ne pas regarder le papier toilette ou prendre soin d’attendre un moment entre uriner et s’essuyer (pour les achkenazes).
  •  Prendre des précautions pendant et après les relations intimes .
  • Ne pas insérer de tampons lorsqu’on n’est pas encore niddah.
  • Ne pas effectuer de bedikot alors qu’il n’y a aucune raison halakhique de le faire.

Pour éviter des questions concernant les taches pendant les chivah neki’im, il peut être important de faire attention au papier toilette. Certaines femmes choisissent également de changer leurs sous-vêtements plus fréquemment afin d’éviter une grosse tache dûe à l’accumulation de plusieurs petites taches.

Les femmes sujettes à des taches fréquentes, de manière chronique, peuvent recevoir, le conseil halakhique de réduire le nombre de bedikot. Dans certains cas, il peut être conseillé à une femme de porter des sous-vêtements colorés pendant les chivah neki’im (et parfois un protège-slip) pour éviter les problèmes de taches.

 

Vous avez trouvé une tache? Nous vous invitons à visionner cette vidéo explicative… et à nous contacter pour toute question.

 

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