ויקרא פרק כג טו-טז : וספרתם לכם ממחרת השבת… שבע שבתות תמימות תהיינה. עד ממחרת השבת השביעית תספרו חמישים יום
Lévitique 23, 15-16 :Vous compterez chacun, depuis le lendemain de la fête … sept semaines, qui doivent être entières ; jusqu’au lendemain de la septième semaine vous compterez cinquante jours…
ויקרא פרק טו:…וספרה לה שבעת ימים ואחר תטהר
Lévitique 15,28 : Lorsqu’elle sera délivrée de son flux, elle comptera sept jours, après quoi elle sera pure.
Les sources dans la Torah ayant trait au compte du Omer et à celui des sept jours de propreté on plusieurs parallèles :
- Le compte ne peut commencer que le lendemain d’un événement. Le lendemain de la fête de Pessah, notre naissance en temps que Peuple qui émerge d’Egypte, et le lendemain du hefsek taharah, qui indique lui aussi la fin de la période de saignement.
- Le compte doit être ininterrompu, complet. Pour le compte du Omer, l’oubli d’un jour ne permet pas de continuer de compter avec une berakha. Pour le compte des sept jours, une tache peut invalider le compte entier. Le rav Dessler, dans son ouvrage Mikhtav MeEliyahou (vol 4 p.49) l’illustre ainsi:
“Sept jours de propreté”
Les “sept jours de propreté” désignent sept jours consécutifs pendant lesquels l’impureté ne s’est pas manifestée à nouveau. S’il se produit, pendant ce délai, le moindre signe d’impureté, les jours qui se sont écoulés jusque là sont invalidés et l’on devra recommencer de compter depuis le début. Il est indispensable, pour pouvoir entreprendre le processus de purification, que le cycle de sept jours se soit écoulé sans aucune interruption. Les efforts spirituels, on le sait, tendent à se relâcher avec le temps. C’est pourquoi celui qui désire sincèrement réaliser une transition à partir de la pollution morale en direction de la sainteté doit s’astreindre à une attention vigilante sur lui-même. Il s’assure ainsi que l’impureté ne va pas faire une réapparition insidieuse. Telle est la leçon que nous enseigne cette mitswa. - Le but est atteint le jour après la fin du compte : ce ne sera qu’à l’issue du septième jour, soit la nuit du huitième, que la femme pourra aller au mikveh et retrouver son mari. Ce ne sera qu’à l’issue du septième jour de la septième semaine que nous pourrons entrer dans Chavouot et recevoir la Torah.
- Le compte du Omer se fait par 7 cycles de sept jours, durant lesquels nous avançons dans la Taharah, nous préparons à recevoir la Torah. Beaucoup suivent la progression indiquée par la Kabalah durant leur compte pour travailler sur eux même : Hessed, Gvourah, Tif’eret etc. D’autres s’inspirent de cela afin de faire leur propre travail personnel. Quelque soit la méthode, et même si aucun “travail officiel” n’est fait, il n’en reste que chaque personne comptant le Omer ressent la progression des jours. Nous ne comptons pas les jours qui restent mais ceux qui sont passés. Nous avançons. De la même manière, la femme comptant ses jours le fait de manière progressive. Premier jour, deuxième, troisième. Elle aussi avance. Une avancée vers la taharah, une avancée vers le retour à la vie conjugale, une avancée dans un domaine personnel qui lui est cher…
- Dans les deux cas le compte lui-même est personnel : chacun doit compter ses jours (et ses semaines) pour lui-même. La aussi nous retrouvons les parole du Rav Dessler (p. 50):
“Vous compterez pour vous-mêmes”
La sortie d’Egypte a constitué une transition brutale à partir de l’assujettissement à la puissance du mal vers la soumission librement consentie au bien absolu – le royaume d’Hachem. Il a fallu s’écouler quarante-neuf jours avant que nous puissions nous tenir devant lui au mont Sinaï. Chaque année, nous continuons de compter ces quarante-neuf jours entre Pessa’h et Chavou’oth. De la même manière que pour les jours d’impureté, chacun des jours qui composent ce “super -cycle’ de sept fois sept exige qu’on le scrute attentivement, afin de prévenir tout risque de retour vers la pollution morale… Tel est le sens de l’expression “Vous compterez pour vous-mêmes”. Il faut que nous comptions – que nous tenions notre comptabilité – au plus profond de notre être.
Un compte pour chacun, un compte pour chacune, un compte pour grandir en taharah.